Jeudi pour rien?

Lundi 2 février

C’est Christine Lagarde, la ministre de l’Economie qui le reconnaît elle même aujourd’hui: le plan de relance de Sarkozy ne permettra pas d’éviter la récession.
Cette évidence démontrée par les socialistes depuis des semaines étant enfin admise par le Gouvernement, Nicolas Sarkozy a t-il un autre choix aujourd’hui que de changer radicalement de politique ?
Peut-il faire autrement, à l’instar de tous les pays occidentaux, que d’appliquer chez nous une vraie politique de relance, à la fois de l’investissement, mais aussi de la consommation ? Et quand le chômage, la précarité et la misère explosent, n’y a t-il rien de plus urgent à faire que de supprimer des postes publics par dizaines de millier ou casser méthodiquement les systèmes de protection qui permettent, justement, d’amortir la crise ?
Le pays tout entier demande le changement de cette politique qui ne marche pas et qui aggrave la crise : pas seulement les millions de manifestants du public et du privé, mais aussi l’ensemble des syndicats, la gauche et même une bonne partie de la droite, y compris au sein du Gouvernement où des ministres, discrètement, s’interrogent.
Jeudi, le Président de la République s’exprime. Il s’exprime tous les jours dira t-on. Mais jeudi, il est attendu au tournant et il sait qu’il ne pourra pas, comme à son habitude, parler pour ne rien dire. Jeudi, Nicolas Sarkozy doit montrer et exprimer clairement qu’il a compris que la gravité de la situation appelait un changement de cap, l’arrêt du massacre du système social dont nous avons tant besoin en ce moment, l’arrêt des suppressions de postes et le lancement, enfin, d’une politique de relance économique digne de ce nom et à la hauteur des enjeux historiques auxquels nous sommes confrontés.
Toute « pédagogie », même habile, visant à expliquer qu’il ne faut rien changer ou pire accélérer les réformes destructrices relèverait, au choix, soit de l’incompétence, soit de la provocation.

Olivier Spinelli

crise: les propositions des socialistes

Face au pseudo plan du Gouvernement qui ne répond pas comme il faudrait aux difficultés et aux attentes des Français, les socialistes proposent une série de mesures urgentes. Elaborées, à la différence du plan Sarkozy, avec les partenaires sociaux, les chefs d’entreprises, les meilleurs économistes du pays et en écoute avec nos concitoyens, ces propositions sont celles que nous aurions appliquées aux responsabilités. Nous les rendons publiques.

Document à télécharger et à lire:
Nos propositions détaillées (42 pages) :agir-contre-la-crise_complet (cliquez)

Olivier Spinelli

Monstre

mercredi 21 janvier

La régression que nos concitoyens subissent en ce début d’année est monstrueusement violente. Violente par son ampleur et sa rapidité, monstrueuse par son caractère protéiforme et inédit. Cette régression s’exerce en effet aussi bien dans le domaine économique et social que dans celui des libertés publiques et démocratiques.
Ces quatre régressions sont simultanées et liées, chacune tentant de masquer l’autre, chacune nourrissant et se nourrissant de l’autre. C’est en cela une forme politique monstrueuse, multicéphale, mais mise au service d’une seule et même pensée: la rupture avec les fondements de la société française et des idéaux républicains. Cette idée de « rupture » qui, on peut le comprendre, a pu un moment séduire les français qui souhaitaient « du neuf », aujourd’hui inquiète et fait peur, y compris dans les rangs de la droite.
J’écrivais ici dans un billet que les trois piliers de notre République y passeraient un par un, avec méthode. Egalité, ce fut le premier avec en symbole fondateur le bouclier fiscal. Fraternité fut le second avec la casse des services publiques et de tout notre système social. Liberté, nous y sommes avec la mise au pas du Parlement où l’on tente de réduire l’opposition au silence, la reprise en main politique des enquêtes judiciaires, la fin de l’indépendance des télévisions et radios publiques, la réorganisation de la presse au profit des groupes puissants et amis…
Aggravation de la récession, mise à bas des libertés, muselage de l’opposition…tout s’est produit, véritable « blitzkieg » politique, en quelques jours. Ca ne peut pas être un hasard du calendrier. De quelle société compte accoucher ce monstre politique? C’est la grande inconnue. Il n’y a peut-être pas de modèle. Son géniteur lui même ne le sait peut-être pas. En tous cas, il ne le dit pas. Et c’est bien cela qui tétanise les Français et effraie même de plus en plus la droite. Rien ni personne ne semble aujourd’hui pouvoir arrêter cette machine infernale lancée par un homme dont on ne connaît pas la pensée, et qui ne partage avec personne ni ses plans, ni son pouvoir.

Est-ce parce qu’il est mis en échec sur l’économie, et quel échec (!), qu’il il globalise ses attaques visant à créer des polémique de diversion sur le terrain des libertés et de la démocratie ? Est-ce pour faire oublier sa promesse originelle d’être l’homme du pouvoir d’achat et, rappelez-vous, du plein emploi, qu’il fait tout, aujourd’hui, pour aggraver les effets de la crise sur les familles angoissées ? Probablement un peu de tout ça, mais on ne peut pas exclure aussi qu’il y ait derrière une vraie volonté intelligente de mettre en place une sorte d’ordre nouveau, fondé sur l’autorité, la répression, et la tenue en laisse de citoyens qui, appauvris et rendus vulnérables, n’auraient d’autres choix que celui de se laisser guider. Ce danger existe réellement aujourd’hui dans notre pays.

Est-ce une fatalité ? Non. Nous pouvons nous battre. Mais dans cette forme globale et inédite d’ action politique qui nous est donnée à combattre, nous devons nous aussi être inédits et globalisés. Attaqués sur tous les fronts, nous devons répondre sur tous les fronts. Mais nous devons aussi et surtout questionner le pouvoir, le mettre en demeure sur ses véritables intentions, sur sa vision de la société, sur le modèle qu’il a en tête pour demain et sur la finalité de son action . On nous avait parlé, entre deux hommages à la pensée catholique, d’un projet de civilisation. Quel est vraiment ce projet ? Le pouvoir doit le dire aux français.

De notre côté, notre idéal politique est connu. Au plan national et européen, nous avons des réponses socialistes aux défis économiques posés. Sur les questions sociales, sur les libertés, la démocratie, la culture, notre projet de société est identifié, même si nous sommes encore en train de le construire. Parce qu’il est inquiétant et sans projet identifié avouable, le pouvoir en place est aujourd’hui illisible et contesté y compris dans ses propres rangs.

Si de notre côté nous parvenons à allier clarté du projet et détermination dans notre méthode d’opposition, nous pourrons peut être plus rapidement qu’on imagine retrouver l’écoute attentive des Français.

Olivier Spinelli

Gest appelle à voter Boulanger pour soutenir la politique de Sarko.

Pour ceux qui l’auraient raté, cette lecture instructive de Courrier Picard du 29 janvier dernier (cliquer).

Le patron de l’UMP de la Somme y défend à 100% Sarkozy, et une vision très “politique” des élections Municipales et Cantonales à Moreuil. Pour le patron de l’UMP de la Somme, qui invite les électeurs à voter pour Pierre Boulanger, il ne semble pas y avoir d’ambigüité. Chaque voix pour la droite à Moreuil sera comptabilisée comme un soutien à Sarkozy.
Le 9 mars au soir, on saura donc si Moreuil est oui ou non Sarkoziste. A vous de le dire !


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TVA sociale: Alain Gest la proposait déjà en 2005…

..et Boulanger n’y trouve rien à redire!

 

Pour Alain Gest, notre député UMP, l’instauration de la TVA sociale, c’est-à-dire l’augmentation de la TVA, n’est pas une idée neuve. C’est même un vieux dada.

En 2005 déjà, (notre document ci-dessous) il proposait avec un petit groupe de députés d’ultra droite une loi prévoyant son instauration. Brillante idée, au moment où tous les prix flambent et que les français voient leur pouvoir d’achat s’effondrer de jour en jour.

Pas besoin d’avoir fait polytechnique pour le comprendre : si on augmente la TVA, on augmente les prix d’autant. Présentée sans rire par Gest lui-même comme « sociale » cette majoration touchera en fait chaque français puisqu’elle s’appliquera sur tous les produits de consommation à la caisse du supermarché. Il est vrai qu’il faut bien récupérer les plus de 15 milliards d’euros largement distribués cet été aux quelques centaines de français les plus riches du pays…

Massivement rejetée par les français, qui ont bien compris ses effets dévastateurs pour leur pouvoir d’achat, cette augmentation de la TVA soutenue depuis logtemps par Alain Gest et reprise par le gouvernement pourrait pourtant s’appliquer après les élections municipales.

Et à Moreuil, justement, Alain Gest n’est pas un inconnu. C’est un ami politique proche du maire sortant, au point qu’il en a même fait son suppléant à l’Assemblée Nationale, fonction qu’il occupe toujours à ce jour. Ils font campagne ensemble et suivent beaucoup de dossiers en commun. Comment imaginer, dans ses conditions, que le maire sortant Boulanger n’ai pas été informé, ni même solidaire, du projet de loi de Gest sur la TVA sociale ? Comment imaginer qu’il ne soit pas d’accord avec lui, même quand il propose purement et simplement une hausse généralisée de tous les prix ? Et s’il n’avait pas été d’accord avec lui, pourquoi alors aurait-il accepté de devenir son suppléant et de s’impliquer personnellement dans sa campagne législative ? Nous lui posons ici la question. Mais nous avons deviné la réponse.

 

Document :

Quand Alain Gest proposait en 2005 une loi prévoyant l’instauration d’une « TVA sociale »

 

 

 

N° 2533

ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

DOUZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 28 septembre 2005.

PROPOSITION DE LOI

prévoyant l’instauration de la TVA sociale,

(Renvoyée à la commission des affaires culturelles, familiales et sociales,
à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais
prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

PRÉSENTÉE

par MM. Christian VANNESTE, Jean-Claude ABRIOUX, Patrick BEAUDOUIN, Jean-Michel BERTRAND, Mme Véronique BESSE, MM. Richard CAZENAVE, Roland CHASSAIN, Dino CINIERI, Édouard COURTIAL, Yves COUSSAIN, Jean DIONIS DU SÉJOUR, Jacques DOMERGUE, Dominique DORD, Philippe DUBOURG, Philippe FOLLIOT, Alain GEST, Franck GILARD, Louis GUÉDON, Jean-Claude GUIBAL, Jean-Jacques GUILLET, Gérard HAMEL, Michel HEINRICH, Henri HOUDOUIN, Sébastien HUYGHE, Édouard JACQUE, Mme Maryse JOISSAINS-MASINI, MM. Jean-Pierre LE RIDANT, Daniel MACH, Thierry MARIANI, Alain MARLEIX, Alain MARSAUD, Philippe-Armand MARTIN, Alain MERLY, Gilbert MEYER, Pierre MICAUX, Étienne MOURRUT, Éric RAOULT, Frédéric REISS, Dominique RICHARD, Alfred TRASSY-PAILLOGUES et Léon VACHET

Franchises médicales: le mal est fait.

Ils l’ont fait. Dans dans la nuit de ce samedi, les députés UMP ont voté comme un seul homme l’application des franchises médicales. Nous rappelons ici les raisons de notre opposition totale à cette mesure antisociale, que les Moreuillois rejettent massivement (cliquer).

Au plan local, nous tenons pour responsables de cette loi injuste les réprésentants officiels de l’UMP à Moreuil: Messieurs Gest, député UMP, et Boulanger, son suppléant zélé.

Dans cet esprit, nous demandons aux Moreuillois de ne plus accorder leur confiance à ces élus qui, à Moreuil, se disent proches de la population mais soutiennent à Paris des mesures dont elle ne veut pas.

Impossible de savoir combien coûtera vraiment la piscine aux contribuables

Existe t-il, comme pour le budget de la France (lire plus haut ou cliquer ici), un budget caché du centre aquatique de Moreuil qui ne sera dévoilé qu’après les municipales ?

En dépit des questions précises posées officiellement par des élus du Canton, notamment Joel Suin, le maire de Contoire Hamel, il est toujours impossible de connaître le budget réel du centre aquatique et son impact pour les contribuables.

A quelques mois de son ouverture, nous ne savons toujours pas non plus si sa gestion sera oui ou non confiée à une entreprise privée, et si oui laquelle ?

Pour toute réponse, Pierre Boulanger se contente d’affirmer dans le Courrier Picard que « le débat est clos », traitant par le mépris les interrogations légitimes des élus et de la population, compte tenu de l’importance du projet.

Pour tout dire, il nous semble que ce dossier, très important pour la ville et le Canton, est actuellement géré avec un certain amateurisme. Il apparaît surtout que Pierre Boulanger semble un peu dépassé par la situation et donne l’impression de ne plus savoir vraiment où il va.

Nous tirons donc la sonnette d’alarme avant qu’il ne soit trop tard, pour que ce projet devienne la vraie réussite que nous attendons tous.

Dans cet esprit, nous demandons donc solennellement à Pierre Boulanger de dire à la population :

- combien coutera vraiment le projet ( le budget a explosé entre 2003 et 2005, où en serons nous en 2008 ?)

- quel est le montant exact des subventions obtenues ?

- quel en sera vraiment le coût de fonctionnement ?

- sa gestion sera-t-elle privatisée, et si oui à quelle entreprise sera attribuée le marché ?

- quel sera l’impact réel pour les contribuables de Moreuil et du Canton ?

A quelques mois de l’ouverture, les Moreuillois ont le droit de savoir.

Pourquoi nous sommes mobilisés contre les franchises médicales.

D’abord et avant tout parce que cette mesure, si par malheur elle venait à être adoptée par la majorité UMP à l’Assemblée, est extrêmement injuste. Ensuite parce qu’elle ne règle en rien la question du financement de notre système de santé, qu’elle risque au contraire de détériorer encore plus. Cette mesure, faussement présentée comme une réforme, en réalité personne n’en veut. Ni les médecins, ni bien sûr les assurés sociaux (c’est à dire nous tous), ni même les directeurs des caisses primaires qui la rejettent en bloc à l’unanilmuité dans toute la France. Personne n’en veut, sauf les élus UMP et parmis eux ceux que nous connaissons ici: Alain Gest et son suppléant Pierre Boulanger, le Maire de Moreuil.

Nous sommes allés jeudi dernier à la rencontre des Moreuilloise et des Moreuillois sur le marché de notre commune. Nous y avons distribué un document affirmant notre opposition radicale à ces franchises (à télécharger ici) . Mais surtout nous avons parlé, échangé avec chacun. Chaque fois nous sommes tombés d’accord, y compris avec des Moreuillois qui ne partagent pas d’habitude nos idées politiques. Nous avons été frappés par l’extrême inquiétude, pour ne pas dire l’angoisse, de la population et de leur famille face au massacre annoncé par l’UMP de tout ce pour quoi nos aînés se sont battus, dans notre région encore plus qu’ailleurs. La sécurité sociale, bien sûr, menacée de façon à peine voilée disparition, mais aussi le pouvoir d’achat, ces prix qui n’en finissent pas de flamber, et les restrictions qu’on nous annonce à tous les niveaux, quand l’Etat se dit en faillite mais trouve les moyens de distribuer dans le quart d’heure 15 milliards d’euros aux plus riches.

Cette injustice insuportable, les Moreuillois doivent le savoir: leur député et leur maire UMP la soutiennent totalement. Cette inquiétude qui s’ installe dans chaque famille du Canton, il ne veulent pas l’entendre. A Moreuil, sur le marché, tout le monde nous a dit son hostilité à ces franchises médicales. Mais à Paris, Alain Gest votera pour, sans état d’âme.Et Pierre Boulanger, son suppléant, ira même peut-être l’applaudir le jour du vote sur les bancs du public de l’Assemblée.